Archive | Rubrique Française

Francophonie des Amériques – le défi de la pertinence

Francophonie des Amériques

Francophonie des Amériques

Pourquoi donc s’intéresser à une “Francophonie des Amériques” en temps de crise?

Oui ça va mal, mais le catastrophisme se porte bien, fort bien! Pas un jour ne passe sans qu’une «nouvelle» vienne angoisser terriblement ceux qui pensaient pourtant avoir la couenne dure. Suffit-il de mentionner l’état de l’environnement, les prospects d’emploi et le déclin général de l’économie pour commencer? Continuons avec la dette personnelle/publique, les coupures, les sans-abris, et l’abandon de maisons, quartiers ou régions à travers le continent. Le “secteur immobilier” lui , les bulles n’en finissent plus d’exploser. Bidonvilles, “gated communities” et communautés éclatées. Les fusils apparaissent partout. L’Amérique ne commence-t-elle pas à ressembler au “tiers-monde” après tout?

Non seulement y’a-t-il amplement à s’inquiéter en matière de réchauffement planétaire et de ces cataclysmes incessants de mère-nature, mais “l’homme-nature” accroît systématiquement sa part: émanations, violence, guerre, commerce des armes, faim, terrorisme, pandémie, disparition des espèces, tensions ethniques, fondamentalisme religieux et ressac de l’immigration. Quoi d’autre pour déprimer à fond?

Ne vous sentez-vous pas continuellement assaillis par une publicité de consommation de plus en plus sournoise et autres sollicitations de toutes sortes? Achetez ceci, buvez cela, croyez ceci, adhérez à cela, engagez-vous ici, envoyez l’argent là (que vous n’avez plus), abonnez-vous ici, joignez notre réseau, mieux encore laissez-nous entrer dans le vôtre, faites-nous confiance, etc. Notre environnement mental ne s’en porte guère mieux. Antidépresseur, alcool, drogue et thérapie ne suffisent plus. Suicide, dénatalité, avortement, divorce, obésité et euthanasie se retrouvent à la hausse. La crise de confiance s’amplifie alors même que la démocratie se portait mal. L’apathie citoyenne continue à étonner autant que l’impertinence des groupes d’intérêt. Et que dire de cette crise des médias en cours? Contre-culture, contre-médias et anarchisme pullulent.

De quoi ne plus écouter les “nouvelles”, ne plus s’intéresser, tout débrancher et se retirer sous un cocon appelé “self-absorption”. Narcissisme corporatif et institutionnel dans les cas les plus sérieux. Le cynisme souille les derniers écosystèmes devant l’impuissance de changer quoi que ce soit. Les “verts”dépriment. La “droite”, la “gauche” et le “centre” sont perdus. Les enseignants ne peuvent plus enseigner, les élèves apprendre et les parents “parenter”. Des prêcheurs continuent d’abuser sexuellement les jeunes. Les lobbyistes ne s’inscrivent plus au registre. Les journalistes ont acquéri une réputation pire que les vendeurs de voitures usagées. Les relationnistes se retrouvent en épuisement professionnel. Seuls les prophètes de malheur semblent heureux dans tout le bordel! Non ça ne va pas bien.

A quoi bon chanter “Le déni de l’évidence” dans de telles conditions? Pourquoi même se préoccuper de langue ou de culture? En particulier une en marge qui ne vous assiège pas continuellement. Son “marché” n’est-il pas en déclin? Y-a-t’il des “jobbes”? Offre-t-elle au moins une valeur d’évasion ou de divertissement le temps d’un moment? “La francophonie des Amériques”, que dites-vous?

Un fait divers.  Une cinquantaine de Louisianais se rencontraient récemment en français au centre culturel de Terrebonne dans le bayou en plein milieu de la crise du “Deepwater Horizon”, le jour même où le capuchon final était déposé!  Des gens faillis par l’État depuis bien avant Katrina&Rita. Menacés par les changements climatiques, sans investissement en infrastructure, digue, et école, ils ont été les témoins de la destruction continuelle de leur habitat par de puissants intérêts commerciaux. Des gens aussi connus pour leur courage et résilience, les derniers à avoir maintenu le français comme langue véhiculaire! Se pourrait-il que ce qui est vraiment important devient évident en temps de crise, i.e. un espace précieux de réflexion et de communication?

On peut bien sûr se demander si un retour aux sources en temps de crise ne représente que de la fausse nostalgie. Et pourtant, si passer inaperçu, et si naviguer des eaux périlleuses en territoires hostiles et inconnus semble du déjà-vu, c’est que cette “francophonie des Amériques” a été la première à s’y affairer. Que ce soit sous l’œil des premiers explorateurs Français, des premiers habitants, des premiers voyageurs (*), et des premiers à s’y métisser. Les premiers à vivre les déchirements entre deux mondes différents. Les premiers aussi à agir comme interprète, guide ou cartographe. Les premiers à observer sous de Tocqueville, Kérouac ou Césaire. Les premiers à se rebeller contre l’Église-État malgré l’emprise. Les premiers à s’affranchir d’idéologies faciles. Les premiers à s’exprimer dans “l’autre langue”. Les premiers à se regrouper sous de nouvelles formes, une diaspora sans prétention par exemple. Les premiers à reconnaître “Les Invasions Barbares”. Le travail se continue avec des visionnaires de la modernité tel Lepage. Nous voici déjà post multiculturalisme/linguisme, interculturel et polyglotte.

Non commercialisée, la francophonie des Amériques s’emboîte mal et ne se laisse pas appréhender aisément. Les nouveaux espaces à découvrir, à défricher, à semer et à récolter ne sont plus géographiques mais bien mental. Dito pour les barrières et les “récoltes”. De nouveaux “langages” et codes restent à déchiffrer. Réforme des médias vient ici en tête. L’Histoire, les récits, légendes et valeurs subsistent pour être redécouverts, pour guider afin de mieux redécouvrir. Attendez-vous à des non-dits qui parlent fort, si vous êtes toujours capables de porter attention.

Cela dit, les identités persistent. Serons-nous encore une fois les pionniers? Nous avons survécu à des forces implacables d’aliénation, d’acculturation et d’assimilation : l’argent, le pouvoir et “l’homme-nature”! Mais ce qui ne te tue pas te rend plus fort.

Ambassadeurs de “la francophonie des Amériques”, nouveaux explorateurs et interprètes de la modernité, la commande est de taille: la survie culturelle et linguistique des Amériques, rien de moins. Pour ce faire, ne faudrait-il pas cultiver nos précieux espaces de réflexion et de communication, i.e. la pertinence de la francophonie des Amériques en ces temps incertains!

* Le code du voyageur/le chemin de la pagaie

Sois attentif à ce qui arrive
Adapte-toi aux changements
Aie confiance en ton équipe
Prends soins des autres
Sois toujours préparé
Suis les instructions
Utilise l’aide disponible
Honore ta parole
Reste concentré
Engage-toi
Explore l’inconnu
Pagaye l’esprit léger
Attends-toi aux difficultés
Assume ton rôle
Persévère

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

48ème anniversaire de l’indépendance du Burundi

TAN:les tambourinaires traditionnels sacré burundais

TAN:les tambourinaires traditionnels sacré burundais

Bonne fête du Canada, Bonne fête du Burundi!

Chaque pays célèbre une fête nationale. Une journée marquée par l’histoire. Cette année nous avons eu le privilège d’accueillir la Reine Élisabeth II, reine d’Angleterre mais aussi reine du Canada.

Son séjour parmi nous, nous rappelle nos racines, nos valeurs. Le Canada, étant un pays multiculturel a la chance de fêter plusieurs fois car les canadiens d’origines immigrantes célèbrent la fête nationale de leur pays d’origine.

Cette année, j’ai eu la chance de fêter avec la communauté Burundaise d’Ottawa-Gatineau. Le Burundi fête en même temps que le Canada le 1èr juillet.On compte une grande communauté à Montréal, Toronto et bien sure Ottawa-Gatineau.

La fête a été marquée par plusieurs activités dont le match de football et de basketball. Tard dans la soirée, on a eu le plaisir d’admirer les tambourinaires qui nous ont présenté les danses et chants traditionnels accompagnant le tambour sacré.

Pour tambouriner, les musiciens se servent de deux baguettes mesurant 30 à 40 centimètres.Les tambours sont disposés en arc de cercle au nombre de 12 à 25 suivant l’ordre de grandeur. Au centre se tient un tambour réservé au chef de danse. Parfois deux, trois ou même quatre tambours évoluent au même rythme.

Parmi ceux qui accompagnent la danse, certains garde le rythme de base alors que d’autre évoluent avec la cadence imposée par le danseur. Ces derniers observent les mouvements du danseur, car c’est per ses gestes qu’il indique les changements de rythme.

Leur jeu relève d’un rythme à la fois sonore et gestuel qui fascine des générations par mélange de gravités sourdes et fantaisies endiablées.

Cette musique exprime une allégresse populaire plus profonde et plus vitale que le folklore politique simpliste, auquel a voulu réduire la culture étrangère. Il est important de signaler que l’utilisation d’un seul tambour ne se fait que pour accompagner d’autres types de danses.

Ce qui m’a touché personnellement c’est de voir tous les burundais, ethnie confondue, festoyer ensemble comme dans le vieux temps avant la guerre.

Les burundais rayonnaient par cette unité. Après le tambour, est venue la danse folklorique des femmes suivies d’un défilé de mode de costumes traditionnels. Je n’oublierai jamais le visage des enfants jouant ensemble sans nécessairement se connaitre. Des retrouvailles.

Bonne fête à tout les burundais et burundaises!

Honorable Mobina Jaffer

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Le recensement: quelles données linguistiques devrait-on mesurer?

des villes et provinces du Reste du Canada

TAN Le recensement des villes et provinces du Reste du Canada

Plusieurs semblent s’insurger devant la décision du gouvernement Harper de mettre fin à l’obligation de répondre au long questionnaire envoyé précédemment au cinquième de la population, la partie qui allait au-delà de la langue maternelle. Recensement après recensement, l’assimilation des francophones et une réduction de leur proportion dans la démographie canadienne sont pourtant déjà manifestes. Le déclin rappelle celui du manque de leadership ou volonté politique que le Commissaire aux langues officielles observe rapport après rapport.

D’autre part, on sait fort bien que les données du recensement sont utilisées par les bureaucrates et politiciens des villes et provinces du Reste du Canada (RdC) pour justifier toutes prestations de services potentiellement reliées au français : bibliothèque, musée, culture, relations publiques/affichage, service à la clientèle, personnel, écoles d’immersion, enseignement post-secondaire, etc. Il est électoralement donc rentable en temps de coupures de réallouer les budgets aux démographies asiatiques montantes, par exemple. Nos amis asiatiques, anglophones ou issus de la nouvelle immigration qui très souvent par le passé envoyaient leurs enfants en immersion réalisent que le français n’est plus considéré sérieusement et s’en éloignent. Inutile de mentionner l’impact sur notre prochaine génération de francophones, les nouveaux arrivants francos ou encore les derniers résistants.

Pourquoi donc alors tant s’entêter à continuer de mesurer le taux de mortalité des francophones dans le RdC aux 5 ans? Cette pratique n’a certes pas aidé à mettre à jour les politiques publiques canadiennes en matière de dualité linguistique et médias, parmi autres. Pourquoi ne pas plutôt essayer de voir quelle nouvelle réalité linguistique l’a remplacé dans un monde multilingue et super branché?

Témoin d’un déclin récent marqué de la situation du français dans l’Ouest canadien, je ne peux que conclure que ceux qui se préoccupent des données linguistiques du recensement sont isolés dans des ghettos linguistiques institutionnels autant dysfonctionnels que mal branchés. De meilleures politiques publiques reliées à une reprise de français pourraient être élaborées si plus de canadiens étaient motivés à leur brasser la cage. Entre temps, je désespère…

 Réjean Beaulieu, Vancouver

Posted in Opinion, Rubrique FrançaiseComments (0)

L’avenir de la Francophonie en Colombie-Britannique

Les Participants a la Conference FFCB

Les Participants a la Conference FFCB

Par Ariane Kitengie

Ce samedi 5 Juin 2010, les leaders des communautés francophones ressortissants de plusieurs organicismes francophones et des organicismes servants les francophones du Grand-Vancouver se sont réunis pour discuter sur l’avenir de la francophonie à l’Executive Airport Plaza dans la ville de Richmond, C-B. La consultation a été animée par deux étudiantes en provenance de Montréal, PQ sous la direction de Moussa Magassa. Les leaders ont discuté en groupe selon les tables auxquelles ils étaient assis puis d’un commun accord ont partagé leurs opinions au reste de l’assemblée.

La définition suivante du mot Francophone a été agréée au début de la consultation : la francophonie est diverse dans sa composition, elle y comprend différentes ethnicités et sa diversité culturelle et ethnique fait d’elle une présence majoritaire malgré sa minorité en Colombie Britannique. En suite les deux questions suivante on été posées. Ces questions ont engagé les participants dans un débat bien chaud !

1. Que faites-vous au quotidien pour assurer l’intégration et la rétention des nouveaux arrivées dans la communauté francophone ?

2. Comment assurer la continuité de la francophonie ?

La question # 1 avait comme réponse commune l’utilisation des structures déjà en place et seulement y poser des nouvelles briques pour éviter de réinventer la roue mais bâtir des structures solides d’épanouissement pour les francophones. Afin d’assurer la continuée et la rétention dans la communauté francophone il faudrait communiquer aux nouveaux venus que l’intégration ne s’arrête pas lorsqu’on a décroché un emploie; et aussi créer en eux une fierté pour la langue française pour leur épanouissement personnel. Leur communiquer un message d’unité dans la francophonie et bien les recevoir dans nos écoles.

La table Arc en Ciel- nommé ainsi par ces membres dû à leur diversité ethnique- été la plus célèbre de la consultation. Cette table a su maintenir sa renommée en donnant une réponse à la question #2 qui marquera la séance de consultation. Elle a présenté donc 7 points nécessaires pour assurer la continuité de la francophonie en Colombie-Britannique :

1. Leadership-Une représentation dans les instances des décisions

2. Un usage intelligent et massif des medias

3. Faire valoir l’apport des immigrants ainsi que leurs expériences au développement de l’économie Canadienne

4. Développement des capacités socio-économiques

5. Mettre en valeur nos intellectuels francophones pour servir la francophonie grandiose

6. Apprendre l’histoire de l’intégration et les différentes définitions

7. Véhiculer un message d’unité

Ariane Kitengie

Afro-Franco Bilingual Settlement Worker

MOSAIC

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Le “Panel des régions” de Radio-Canada se tenait récemment en catimini…

Le "Panel des régions" de Radio-Canada se tenait récemment en catimini...

Le "Panel des régions" de Radio-Canada se tenait récemment en catimini...

Se pourrait-il qu’une structure de rétroaction du diffuseur public  illustre de façon *magistrale* nos problèmes à nous renouveler en milieu minoritaire à l’ère des médias sociaux et s’assurer que la francophonie institutionnelle devienne pertinente alors que le franco* en situation minoritaire est de plus en plus marginalisé, acculturé et assimilé, … quoique branché. Des structures de concertation complètement archaïques tel ce panel bidon continuent à bloquer toute véritable possibilité de réformes.

Compte-tenu des “objectifs” du comité (“Favoriser le développement du reflet des régions”, “Permettre à des Canadiens vivant  à l’extérieur du grand Montréal de faire connaître leur point de vue aux décideurs du réseau”) et du “mandat”  (“Favoriser la communication [...] les discussions et les consultations”), que ce panel n’aie absolument *aucune* présence dans les médias sociaux en 2010 constitue l’aberration la plus manifeste. Combien l’ont déjà dénoncé ou dénonceront cette année?

Que la panel des régions ne se concerne *aucunement* du côté de CBC, et qu’il n’inclue aucun francophile (anglophone) devraient aussi amener à réfléchir sur l’impasse de nos ghettos linguistiques/culturels ringards qui perpétuent l’isolement malgré les prétentions au contraire. Les aberrations constantes du traitement de la dualité linguistique par le diffuseur public demeurent à l’angle mort, ce qui devrait pourtant être une priorité pour un franco* vivant en milieu minoritaire.

Que le panel des régions rassemble sous le même toit des régions du Québec et du hors-Québec représente une autre aberration immense. La dynamique des problèmes -vs- l’environnement médiatique ambiant n’a absolument *rien à voir*. Le diffuseur public (&l’organisme de réglementation) n’a jamais véritablement reconnu que ces environnements sont fondamentalement différents. Il serait en fait beaucoup plus pertinent de rassembler *avec* le diffuseur public anglophone au Québec. Cela ne se fera toutefois pas parce que l’offre des services disponible aux anglo-québécois n’accuse pas les retards que nous connaissons. L’environnement médiatique ambiant est également beaucoup plus sain pour les anglo-québécois. Ils ne connaissent aucunement les niveaux d’apathie, d’acculturation, d’assimilation, d’aliénation et de mise en tutelle que nous connaissons.

Un examen de l’agenda du panel démontre sans l’ombre d’un doute une structure de communications obsédée par le contrôle des contenus (&des panélistes) selon un script, à l’image de nos émissions “locales”. Choamski dirait “manufacturing consent”. Non seulement les participants sont envoyés par avion toutes dépenses payées dans un pre-cooked junket (donc peu aptes à véritablement critiquer les services du diffuseur public), mais le format même de la rencontre empêche toute chance de partager des messages importants au-delà de l’enceinte de rencontre. Des groupes d’intérêt en sclérose se rencontrent donc sous opacité maximale, transparence minimale et copinage maximal, ceux qui s’accordent des prix entre eux. Aucune reddition de compte n’est donc possible.

Que nos retards *immenses* en matière de médias en milieu minoritaire ne soient pas mieux reconnus démontrent en fait que les “résultats” de ce comité à ce jour mériteraient une grosse introspection, sinon son démantèlement pur et simple pour avoir failli à la tâche. Mais qui est *vraiment* prêt à brasser la boite avant que les Cons *ou les Libs (du pareil au même) la ferment, prenant le risque de perdre leur prochain junket. Les Cons sont en fait absolument ravis du cours des choses, puisque le diffuseur public est en train de s’anéantir lui-même en devenant complètement impertinent en milieu minoritaire et en gaspillant les deniers publics, tel que démontré par ce junket.

Peut-on parler de malbouffe médiatique de la part du diffuseur public lorsqu’on nous sert continuellement des faits divers, des chroniques internationales, des chroniques de Paris, des chroniques de Montréal, des traductions des contenus de CanWest (plutôt que de la promotion des contenus issus du milieu minoritaire e.g. L’Express du Pacifique, La Source, Afro-News, Community News/Nouvelles communautaires, Francouver, la blogosphère, la twittosphère, FB, radios communautaires, etc.). Sports et météo répétés ad nauseam deviennent insupportables. Autant qu’entendre le PDG nous parler de son jogging et de son amour pour James Moore. La valeur nutritive est *nulle* et notre environnement médiatique  en entier est en déclin malgré cette montée remarquable des médias sociaux, un train que nous risquons de manquer ou de dérailler. Les contenus de nature “identitaire” (e.g. médias, histoire, gouvernance, dualité linguistique, protection du français) sont continuellement évités comme la peste. Pas mieux incidemment du côté de CBC, même si le mur institutionnel entre les deux groupes est immense, aka les ghettos linguistiques/culturels ringards. Aucune compétition ou reddition de compte. The Minister does not care. L’opacité est maximale, la transparence minimale, le copinage maximum. Implacable cette machine et irréformable. Les résultats: apathie citoyenne totale dans la francité, acculturation, assimilation, cynisme et aliénation.

Une suggestion positive en terminant: pourquoi ne pas mettre complètement en ligne le travail du groupe lors de sa prochaine rencontre??? Une alternative: démanteler un tel “Opus Dei” et laisser renaître la francophonie en milieu minoritaire de ses cendres…

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Le plaidoyer de Michaëlle Jean à Kinshasa.

Gouverneure Générale du Canada Madame Michaëlle Jean

Gouverneure Générale du Canada Madame Michaëlle Jean

Par Billy Mangole The Afro News Kinshasa

C’est une première dans les relations diplomatiques canado-congolaises qu’un Gouverneur Général du Canada effectue une visite d’Etat en République Démocratique du Congo. Le voile vient d’être levé ! Depuis le 18 Avril dernier, Madame Michaëlle Jean, actuelle Gouverneure Générale du Canada, a eu ses premiers contacts avec la terre congolaise. Cette visite d’Etat au «Pays de Lumumba» était placée sous le signe de la paix et des droits des femmes.

«Je me rends notamment en Afrique centrale enfin d’encourager les efforts déployés en vue de pacifier la région, de reconstruire et de rétablir les liens de confiance et l’Etat de droit » a précisé Michaëlle Jean au site Internet Ecoute des citoyens.

Accueillie à son arrivée à l’aéroport Ndjili de Kinshasa par le premier ministre congolais Adolphe Muzito, puis au palais de la Nation par le Président de la République Joseph Kabila, la gouverneure générale du Canada a tenu devant le parlement congolais un discours de plaidoyer en faveur des femmes congolaises, dans un pays qui connait une hémorragie de violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles. Un discours vibrant qui n’a pas tardé à recueillir des applaudissements des parlementaires congolais.

«Vous le savez mieux que nous, il se vit dans plusieurs régions du pays une crise dont le degré d’horreur est inouï» a déclarée Michaëlle Jean devant les sénateurs et députés congolais.

«Comme vous, nous estimons qu’il n’y a pas de démocratisation ni d’avancement possible sans la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement des sociétés et sans l’assurance que leur intégrité physique et psychologique est protégée» a-t-elle renchérit.

Apres un discours captivant au parlement congolais, Michaëlle Jean s’est rendue le même jour à la clinique Ngaliema, dans la partie ouest de la capitale congolaise, pour visiter un centre de santé qui reçoit le financement de l’Agence Canadienne de Développement International au profit de la formation des infirmières accoucheuses.

Cap a Goma

Goma, chef lieu de la province de Nord Kivu. Une province réputée comme étant l’un des bastions congolais des violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles. C’est ici qu’a commencé la plupart des conflits armés qui ont ensanglanté le grand Congo. Malgré une paix relative, la province de Nord Kivu continu à vibrer au rythme de la peur face à des attaques intermittentes des différents groupes armés qui opèrent librement dans des villages périphériques. Apres Kinshasa, Michaëlle Jean s’est rendue le Mardi 20 Avril 2010 à Goma pour rencontrer les femmes victimes des violences sexuelles. Accueillie dès son arrivée à Goma par le gouverneur Julien Paluku, la gouverneure Générale du Canada a loué les efforts du gouvernorat provincial en faveur de la réconciliation et de maintien de la paix. Elle a rappelé que les violences sexuelles faites aux femmes et aux jeunes filles constituent un crime contre l’humanité. C’est vers l’après-midi que Michaëlle Jean a visite tour à tour le contingent canadien engagé dans la Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo(MONUC) et les femmes congolaises victimes des violences sexuelles.

C’est par Goma que la gouverneure générale du Canada mettra fin à son bref séjour de 3 jours en terre congolaise avant de s’envoler pour le Rwanda.

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Compte Rendu Du Premier «Café De L’intégration »

Photo de Famille Repere Francophone 1th meeting

Photo de Famille Repere Francophone 1th meeting

L’association à but non lucratif, dénommée « Le Repère Francophone », a organisé vendredi 07 mai 2010 à Mont Pleasant Community Centre, à partir de 17h15, la première activité du « Café de l’Intégration ». En effet, elle avait invité M. Honoré Gbédzé (Rédacteur/Directeur de publication du journal AfroNews & Président, Privilege Group Holdings), à venir présenter au public (composé d’une vingtaine de personnes) les différentes étapes de son parcours canadien qui l’ont amené à la création de son journal.

Le programme du jour comprenait cinq points importants, à savoir :

17 :15 : Inscriptions à l’association « Le repère Francophone »

17 :30 : Présentation de l’invité du jour par M. Juvénal Barankenguje

17 :35 : Allocution de l’invité, M. Honoré Gbédzé

18 :10 : Questions et discussion

18 :40 : Pot amical et réseautage

19 :00 : Clôture de la séance

Avant l’allocution de l’invité du jour, M. Juvénal Barankenguje, Vice-président de l’association et modérateur de cette rencontre, a pris la parole pour présenter à l’assemblée une très brève biographie de M. Honoré Gbédzé. En effet, celui-ci est né, a-t-il précisé, au Togo dans la province de Agou. Son père était professeur et sa mère commerçante. Déjà à l’âge de huit ans, il a appris à travailler, à gagner sa vie afin d’être autonome. Plus tard, il a décidé d’immigrer au Canada, où il est arrivé en 2000. Comme la plupart des nouveaux immigrants, M. Honoré Gbédzé a été confronté à plusieurs obstacles ; mais il est parvenu à les surmonter progressivement. Cela n’a étonné personne puisqu’il a hérité de ses parents le courage, la persévérance et l’esprit d’entreprise. La preuve en est qu’il a créé non sans difficulté un journal très connu à travers tout le Canada : il s’intitule « AfroNews ».

Ensuite, le public a écouté avec beaucoup d’attention l’allocution de M. Honoré Gbédzé. Celui-ci a, en effet, retracé avec beaucoup d’enthousiasme son parcours d’immigrant depuis son arrivée au Canada jusqu’à la création de son journal. Il n’a pas omis d’énumérer les difficultés qu’il a rencontrées et les voies de solutions qu’il a adoptées pour s’en sortir. La solution qu’il en a tirée, a-t-il conclu, est qu’il ne faut jamais baisser les bras dans la vie. Puis, il a répondu avec clarté et une grande spontanéité à plusieurs questions que le public lui a posées.

Enfin, la soirée a été clôturée par un cocktail d’amitié, auquel tous les participants ont été conviés. Vu l’intérêt qu’a suscité l’exposé de l’invité, l’échange et les discussions ont continué entre ce dernier et plusieurs participants dans une atmosphère détendue et très conviviale. D’après les avis des uns et des autres, ce premier « Café de l’Intégration » a été une grande réussite pour l’association « Le Repère Francophone » ! Bravo au Président de l’association et initiateur de cette rencontre, M. Germain Tanoh, à l’invité du jour, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui ont accordé leur contribution bénévole !

Juvénal BARANKENGUJE

Vice-président de l’association

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

La conférence de John Ralston Saul sur la langue de la citoyenneté – un compte rendu

John Ralston Saul, l’auteur émérite de Voltaire’s Bastards

John Ralston Saul, l’auteur émérite de Voltaire’s Bastards Photo Martin Parzer/AFP

« Réinventer la langue de la citoyenneté /Reinventing the language of citizenship » Faut-il réinventer John Ralston Saul?Pas facile de faire la promotion de la dualité linguistique sur la Côte Ouest maintenant que ces Jeux sont terminés. Ce n’était déjà pas facile avant et pendant. Différence cette fois-ci : un auditoire sympathique voulant désespérément entendre de bonnes nouvelles en matière de français après les lendemains de la veille et s’y être tant investi antérieurement. Notons que les participants avaient été informés au préalable que la conférence serait prononcée dans “les deux langues officielles du Canada”.

John Ralston Saul, l’auteur émérite de Voltaire’s Bastards ainsi que membre fondateur de l’ONG “Le Français pour L’Avenir” s’essayait en mars dernier à la promotion de la dualité devant plus d’une centaine de personnes au gros amphithéâtre de SFU au centre-ville. Des étudiants du BAFF (Bureau des Affaires Francophones et Francophiles), des moins jeunes aussi, et des visages familiers de la francophonie locale s’y sont présentés, i.e. SRC, FFCB, CSF, UBC, SC (Service-Canada), etc. L’auditoire était donc principalement associé à la sphère institutionnelle. Signalons l’absence de membres issus des minorités dites visibles, même si on nous faisait grandement part de ce nouvel apport démographique à la francophonie minoritaire. Peu d’asiatiques également, compte-tenu de la démographie ambiante. Une majorité de participants à la mine caucasienne rappelait toutefois ces cérémonies olympiques récentes…

Félicitons d’abord le conférencier pour avoir osé tenir sa prestation en grande partie en français sans automatiquement répéter les propos importants en anglais, tel que généralement observé dans les espaces publics du milieu minoritaire. Les idées étaient individuellement présentées dans une langue et un pont linguistique succinct servait de transition. Hmm, pas facile de “Réinventer la langue de la citoyenneté”…

The ex vice-regal consort put together a hodgepodge cocktail of his strong ideas over the years, rambling at times but warning us up front for being jetlagged after just returning from Slovenia on a PEN (Poets, Essayists and Novelists) writer’s conference with presumably other intellos engaged in the cocktail circuit.

Ralston Saul a fait un grand cas de l’histoire francophone/métis de la Colombie-Britannique et de la diversité des nations qui jadis existait. Par exemple, James Douglas, le premier gouverneur de la province parlait français à la maison, était “Métis” lui-même” et avait marié une Métis francophone. Plusieurs idées de son ouvrage portant sur le Canada comme nation Métis étaient reprises.

Ramblings. Saul made a bigger case of our “university system” that models itself after European monolithic threads of culture rather than nurturing a home grown one. So the teachings of foreign Emmanuel Kant should not be more relevant that home grown ones. Well in my books, Saul is certainly not a Western canadian, in spite of his claims of some SFU alma mater roots. Saul could not for instance cite a single worthy scholar from out west, francophone or francophile. Sir Wilfrid Laurier was the best example he could come up with. Interestingly enough, Riel was not quoted…

L’intello par excellence de l’establishment néo-libéral ontarien s’en est également pris au modèle européen de l’état nation (“westfalien”) dans lequel les minorités doivent être systématiquement décimées, pour correctement appartenir à cet idéal de pureté linguistique, culturelle, religieuse pour ne pas dire raciale. Hmm, pas facile non plus de réinventer un franco* vivant en milieu minoritaire, compte-tenu de l’auditoire présent ce soir-là et de la pureté – ou pensée unique observée dans les cercles de la promotion de la dualité…

Let’s note that the fundamental changes brought in by the Internet and the social media revolution were not covered *whatsoever* for “Reinventing the language of citizenship”. Not easy either for the heavy weight thinker, hmm?? Frankly speaking, the author once known for his biting wit fell flat after a while when what he was challenging applied totally to the clique in which he belongs to in the first place. The invitation to join the club felt just as flat.

Période de question oblige, une intervenante demande à Ralston Saul comment notre histoire Métis peut-elle possiblement être d’intérêt à un nouveau canadien pour qui l’Histoire est le plus souvent un sujet douloureux à éviter, sans compter ses préoccupations immédiates du gagne-pain, du logis et de l’intégration. La question semble évitée. La suivante porte sur Maillarville et fait réfléchir. Une autre vient d’un professeur en mal de reconnaissance de la dualité. Mon tour arrive et je rappelle l’importance de la démographie asiatique du grand Vancouver. Je signale au grand promoteur de la participation citoyenne que la dame qui avait posé sa question sur la pertinence de l’histoire Métis pour un nouveau canadien s’est estompée. Je continue l’illustration de la démographie de Burnaby en relatant cette brochure de la municipalité récemment publiée en chinois, punjabi, koréen, anglais et italien, mais pas en français! Ça aurait pu être Richmond, Coquitlam ou encore Markham dans le grand TO. Ma question : comment la “langue de la citoyenneté” peut-elle mieux tenir compte des nouvelles réalités démographiques? Ralston Saul répond avec regret que la dualité linguistique n’a pas été suffisamment promue par nos gouvernements. Notons que la nouvelle de Burnaby a été tout autant évitée par l’ex viceroi que par nos propres médias…

Hmm. Ralston Saul incarnait ce soir-là de façon tout à fait magistrale les blocages de la francophonie : un élitisme débranché incapable de se renouveler suite à un glorieux passé. Tout l’espace respirable est occupé par l’élite des circuits de cocktails, la citoyenneté s’en portant fort mal. La “fatigue” de la délocalisation devient telle que toutes nouvelles donnes ne peuvent plus être reconnues.

Plutôt que de prétendre «Réinventer la langue de la citoyenneté », peut-être que l’auteur des bâtards de Voltaire devrait-il plutôt aspirer à se réinventer en premier lieu? Non, ce n’est pas facile de réinventer un franco* vivant en milieu minoritaire! Mais n’est-ce pas là le véritable défi?

En bout de ligne, la conférence aurait certes mérité de meilleurs lendemains parmi nos médias. Pourquoi donc a-t-elle été évitée? Et peut-on réinventer Ralston Saul sans réinventer nos médias?

Posted in Rubrique FrançaiseComments (1)

Journée Internationale Pour L’élimination de la Discrimination Raciale

L’élimination de la Discrimination Raciale

L’élimination de la Discrimination Raciale

Par Albert Houdon ,The Afro News Coquitlam : Dans le Township de Sharpeville en Afrique du Sud, le 21 mars 1960, 69 personnes avaient été abattues froidement par le Police locale alors qu’elles participaient à une manifestation pacifique contre la loi d’apartheid imposant la présentation de laissez-passer. Ils eurent également plusieurs blessés incluant femmes et enfants, faisant ainsi un événement tragique qui avait secoue le monde.

En commémoration de cet effroyable événement, les Nations Unies ont proclamé en 1966, le 21 mars, la Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Cette lutte exige vigilance même 50 ans plus tard. Les communautés racialisées du Canada sont trois fois plus susceptibles que les autres membres de la population d’être pauvres en raison de l’inégalité de l’accès à l’éducation, des obstacles à l’emploi et des bas salaires. Dans un même ordre d’idées, les Autochtones continuent de vivre des iniquités en matière de santé et de revenu attribuables au colonialisme et aggravées par le racisme et la discrimination.

C’était l’occasion pour Le Congres du Travail du canada qui a commémoré cet événement, de souligner qu’a travers le pays, les personnes racialisées risquent deux fois plus que les personnes non racialisées de faire l’objet d’une discrimination fondée sur la race ou l’origine ethnique.

Entre temps, les jeunes blancs ont des taux de bien-être plus élevés que les jeunes racialisés et deux fois plus élevés que les jeunes autochtones. L’élimination du racisme doit demeurer une priorité pour le mouvement syndical canadien

Ce 21 mars 2010 est une fois de plus, l’occasion de réfléchir à la manière dont la diversité nous définit comme l’a souligné le du chef libéral Michael Ignatieff dans son communiqué de commémoration avant de rappeler que tous les citoyens de notre pays, quelle que soit leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, ont le même droit de participer pleinement à la vie de la société, dans tous ses aspects, et de s’exprimer sur les affaires du pays.

La diversité culturelle, la liberté et le respect des droits de la personne sont des valeurs fondamentales du pays. L’honorable Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme a également rappelé que toues les formes d’injustice raciale sont inacceptables et vont a l’encontre de ces valeurs. Il a exhorte tous les canadiens a rejeter toute forme de préjugé racial et à œuvrer à l’édification d’une société canadienne intégrée où règne la cohésion sociale.

Le Canada poursuit sa lutte contre les préjugés raciale par le concours national de vidéo Mettons fin au racisme! Cet événement annuel donne l’occasion aux jeunes à l’échelle nationale, d’exprimer leurs points de vue au sujet de l’élimination du racisme par la production de courtes vidéos.

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Les cérémonies de l’acculturation canadienne

Oh sorry oh Canada! Capitulons, récapitulons!

Les irresponsables ont cru bon d’abord choisir un australien pour concevoir ces cérémonies olympiques. Sorry, mais ça leur est apparu comme la meilleure façon pour véritablement projeter le Canada au reste du monde. Pis la dualité linguistique et le multiculturalisme canadien: forget it, it was a last minute add-on at best to keep a few  locals happy. We will however be poking fun at ourselves. Hang on to your hat; traduction = tenez-vous bien!

Le site web de David Atkins Entreprise (DAE), responsable pour la production des cérémonies d’ouverture et de clôture, vous démontrera sans l’ombre d’un doute toute la sensibility – or lack of, nécessaire pour la tâche : personnel, projets antérieurs, etc. Notons également la page “sustainabilityoù on apprend que “DAE is ready for Earth Hour 2010”! Cerise sur le gâteau : le pavillon canadien était conçu par des gens de Chicago.

Acculturation, step/étape 1 : make local people beforehand feel like they are absolutely nobody. The smaller the group is, the better. They will then more easily beg, clap, wave flags, boo partypoopers, foot the security bill, reelect their politicians and pay for it forever while asking for more.

Secondo, pensez Hollywood, juste au cas où les gens se sentiraient toujours “distincts”, si pas extincts. Nous sommes en Amérique du Nord et nos références culturelles doivent s’y valider. Alors applaudissez le Captain Kirk bedonnant à la retraite, en nostalgie profonde de McGill, “the last frontier”, se déclarer “Canadian”.  Suivi de “Back to the future” et “Family ties”, le sympathique Michael J., voisin d’à côté, se déclarant maintenant Canadian, en évocation à la belle période de la Reagonomics pour les amis conservateurs. Tertio, pas loin d’Hollywood, gît Disneyland. Alors admirez les castors volants, les orignaux en gambade et les bûcherons/canoteurs portant la chemise carrée, courtoisie de la minute du Patrimoine, un bon 10 ans plus tard. Les indiens et leurs plumes, s’affichaient dans le numéro précédent, question de logistique (et de ne pas fâcher personne). Mickey Mouse n’a pas pu venir incidemment après que des souverainistes canadiens se soient objectés à l’impérialisme culturel. La gendarmerie royale y est substituée, inspiré d’un skit de Monty Python pour contenir l’influence britannique, sans l’ajout du pistolet Taser…

Acculturation, step/étape 2 : make people think that fantasyland is real by spending so much money on it. They won’t be able to differentiate anymore and will stick to what best entertains them as far as reality goes. Ils paieront pour et en redemanderont.

Pas question de ressusciter l’original “Joe Canadian” de Molson (acheté par Coors, pas un sponsor…), qui incarnait pourtant bien notre dualité linguistique, il y a cela maintenant plus de dix ans! Pas plus, cinquante ans plutôt, avec Raymonde Savoie, dite Lucille Starr, du duo “Bob&Lucille”, «The Canadian Sweethearts!» avec “Le French Song”, la première canadienne à vendre internationalement plus d’un million de copies!  Personnellement, j’aurai préféré entendre durant la période olympique sur nos montagnes dérobées“Quand le Soleil dit Bonjour aux Montagnes”, grand nostalgique du Western, que je suis…

Le nouveau “Joe Canadian” nous provenait du grand Nord mais semblait tout aussi pompous WASP ou “stupid white man” que les autres en réussissant à éviter complètement la multiplicité linguistique et culturelle. Il  faut rejoindre les auditeurs de la planète après tout et les embêter le moins possible. Read : les abêtir le plus possible!

Acculturation, step/étape 3 : think globally, suck globally.

Le pestacle doit aussi s’adresser à toutes les générations. Le Canada est un grand producteur de ressources premières tel le nickel. Alors allons y du groupe toxique  rock/heavy metal Nickelback et de «Burn it to the ground”. C’est tellement approprié comme message au reste du monde. Les chanteuses Morissette et de Lavigne adouciront la note et évoqueront vraisemblablement les origines francophones du pays, sans toutefois aucunement l’exprimer. Notons l’absence totale de francophones hors-Québec. Deux groupes de Montréal chantaient également strictement en anglais, peu de temps après la prestation de William Shatner. Quel message cohérent devant tant d’auditeurs! Oh j’oublie Marie-Mai, question de rejoindre les jeunes teeny-boppers. Le Canada anglais lui a droit à Neil Young, Ashley MacIsaac et KD Lang. Les francos peuvent se chicaner entre eux sur le choix de Garou (était-il ivre?), le gig de la Bottine étant tellement court, qu’il passera certes inaperçu, tout comme la référence à la chasse-galerie. Aucun chanteur en provenance du Canada anglais n’est capable d’exprimer la dualité linguistique. Quel message!

Acculturation, step/étape 4 : make the case feel absolutely hopeless.

Les prestations de Furlong en français évoquaient le supplice de jadis entendre Joe Clark ou Robert Standfield s’exprimer dans la langue de Molière. Quarante ans de langues officielles ont pourtant eu cours depuis et quelques mois auparavant les autorités découvraient dans l’aéroport pourtant international un unilinguisme criant. “Poking fun at ourselves, on nous rappelait bien durant ces cérémonies que les Canadiens disaient trop souvent “sorry” et “Hey” et ne brandissaient pas suffisamment leur drapeau.

Heille, le délire des drapeaux canadiens durant ces jeux me rappelaient étrangement celui de nos voisins Américains sous Bush ou encore celui du Québec en novembre 1976. Acculturation, step/étape 5 : wave your flag and stop questioning the order of things. Du pain et des jeux : nil novi sub sole. Brandissez le drapeau comme des moutons et laissez les autres penser pour vous… Oh sorry, oh Canada! Capitulons, récapitulons!

Heureusement que le grand Gilles a préféré ne pas s’associer à un tel cirque. Et ditto pour Red Green, celui qui nous disait “we are all in this together” et “keep your stick on the ice”! De quoi réconcilier Vigneault durant des Olympiques d’hiver?

Par Rejean Beaulieu

Posted in Rubrique FrançaiseComments (0)

Translator

English flagItalian flagChinese (Simplified) flagChinese (Traditional) flagPortuguese flagGerman flagFrench flagSpanish flagJapanese flagArabic flag
Dutch flagHindi flagSwedish flagNorwegian flagFilipino flagHebrew flagIndonesian flagVietnamese flagThai flagHungarian flag

RSSUpdates from Twitter

Subscribe to TAN

Print Edition

US Funds

Canadian Funds

PHVsPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZHNfcm90YXRlPC9zdHJvbmc+IC0gdHJ1ZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX2ltYWdlXzE8L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3Lndvb3RoZW1lcy5jb20vYWRzL3dvb3RoZW1lcy0xMjV4MTI1LTEuZ2lmPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfaW1hZ2VfMjwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbS9hZHMvd29vdGhlbWVzLTEyNXgxMjUtMi5naWY8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF9pbWFnZV8zPC9zdHJvbmc+IC0gaHR0cDovL3d3dy53b290aGVtZXMuY29tL2Fkcy93b290aGVtZXMtMTI1eDEyNS0zLmdpZjwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX2ltYWdlXzQ8L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3Lndvb3RoZW1lcy5jb20vYWRzL3dvb3RoZW1lcy0xMjV4MTI1LTQuZ2lmPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfaW1hZ2VfNTwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbS9hZHMvd29vdGhlbWVzLTEyNXgxMjUtNC5naWY8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF9pbWFnZV82PC9zdHJvbmc+IC0gaHR0cDovL3d3dy53b290aGVtZXMuY29tL2Fkcy93b290aGVtZXMtMTI1eDEyNS00LmdpZjwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX21wdV9hZHNlbnNlPC9zdHJvbmc+IC0gPHNjcmlwdCB0eXBlPVwidGV4dC9qYXZhc2NyaXB0XCI+PCEtLQ0KZ29vZ2xlX2FkX2NsaWVudCA9IFwicHViLTYwMTAwODgwMjgxNDMyNjlcIjsNCi8qIDMwMHgyNTAsIGNyZWF0ZWQgMy8xNS8xMCAqLw0KZ29vZ2xlX2FkX3Nsb3QgPSBcIjk1MzE4NTQyNzlcIjsNCmdvb2dsZV9hZF93aWR0aCA9IDMwMDsNCmdvb2dsZV9hZF9oZWlnaHQgPSAyNTA7DQovLy0tPg0KPC9zY3JpcHQ+DQo8c2NyaXB0IHR5cGU9XCJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHRcIg0Kc3JjPVwiaHR0cDovL3BhZ2VhZDIuZ29vZ2xlc3luZGljYXRpb24uY29tL3BhZ2VhZC9zaG93X2Fkcy5qc1wiPg0KPC9zY3JpcHQ+PC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfbXB1X2Rpc2FibGU8L3N0cm9uZz4gLSBmYWxzZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX21wdV9pbWFnZTwvc3Ryb25nPiAtIDwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX21wdV91cmw8L3N0cm9uZz4gLSA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF9wYWdlPC9zdHJvbmc+IC0gPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfdG9wX2Fkc2Vuc2U8L3N0cm9uZz4gLSA8c2NyaXB0IHR5cGU9XCJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHRcIj48IS0tDQpnb29nbGVfYWRfY2xpZW50ID0gXCJwdWItNjAxMDA4ODAyODE0MzI2OVwiOw0KLyogY3VzdG9tLXRvcC1iYW5uZXItNDY4eDYwICovDQpnb29nbGVfYWRfc2xvdCA9IFwiNjk5MDc1NDU5NlwiOw0KZ29vZ2xlX2FkX3dpZHRoID0gNDY4Ow0KZ29vZ2xlX2FkX2hlaWdodCA9IDYwOw0KLy8tLT4NCjwvc2NyaXB0Pg0KPHNjcmlwdCB0eXBlPVwidGV4dC9qYXZhc2NyaXB0XCINCnNyYz1cImh0dHA6Ly9wYWdlYWQyLmdvb2dsZXN5bmRpY2F0aW9uLmNvbS9wYWdlYWQvc2hvd19hZHMuanNcIj4NCjwvc2NyaXB0PjwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX3RvcF9kaXNhYmxlPC9zdHJvbmc+IC0gZmFsc2U8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF90b3BfaW1hZ2U8L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3Lndvb3RoZW1lcy5jb20vYWRzLzQ2OHg2MGEuanBnPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfdG9wX3VybDwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX3VybF8xPC9zdHJvbmc+IC0gaHR0cDovL3d3dy53b290aGVtZXMuY29tPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfdXJsXzI8L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3Lndvb3RoZW1lcy5jb208L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF91cmxfMzwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FkX3VybF80PC9zdHJvbmc+IC0gaHR0cDovL3d3dy53b290aGVtZXMuY29tPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fYWRfdXJsXzU8L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3Lndvb3RoZW1lcy5jb208L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hZF91cmxfNjwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2FsdF9zdHlsZXNoZWV0PC9zdHJvbmc+IC0gZGVmYXVsdC5jc3M8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hcmNoaXZlczwvc3Ryb25nPiAtIDwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2F1dGhvcjwvc3Ryb25nPiAtIHRydWU8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19hdXRvX2ltZzwvc3Ryb25nPiAtIHRydWU8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19jb250ZW50PC9zdHJvbmc+IC0gZmFsc2U8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19jdXN0b21fY3NzPC9zdHJvbmc+IC0gPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fY3VzdG9tX2Zhdmljb248L3N0cm9uZz4gLSA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19mZWF0dXJlZF9jYXRlZ29yeTwvc3Ryb25nPiAtIFNlbGVjdCBhIGNhdGVnb3J5OjwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2ZlYXR1cmVkX2VudHJpZXM8L3N0cm9uZz4gLSBTZWxlY3QgYSBudW1iZXI6PC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fZmVhdF9lbnRyaWVzPC9zdHJvbmc+IC0gNjwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2ZlZWRidXJuZXJfaWQ8L3N0cm9uZz4gLSA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19mZWVkYnVybmVyX3VybDwvc3Ryb25nPiAtIDwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2dvb2dsZV9hbmFseXRpY3M8L3N0cm9uZz4gLSA8c2NyaXB0IHR5cGU9XCJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHRcIj4NCnZhciBnYUpzSG9zdCA9ICgoXCJodHRwczpcIiA9PSBkb2N1bWVudC5sb2NhdGlvbi5wcm90b2NvbCkgPyANClwiaHR0cHM6Ly9zc2wuXCIgOiBcImh0dHA6Ly93d3cuXCIpOw0KZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoXCIlM0NzY3JpcHQgc3JjPVwnXCIgKyBnYUpzSG9zdCArIFwiZ29vZ2xlLWFuYWx5dGljcy5jb20vZ2EuanNcJyB0eXBlPVwndGV4dC9qYXZhc2NyaXB0XCclM0UlM0Mvc2NyaXB0JTNFXCIpKTsNCjwvc2NyaXB0Pg0KPHNjcmlwdCB0eXBlPVwidGV4dC9qYXZhc2NyaXB0XCI+DQp0cnkgew0KdmFyIHBhZ2VUcmFja2VyID0gX2dhdC5fZ2V0VHJhY2tlcihcIlVBLTExMTQ2MDEzLTFcIik7DQpwYWdlVHJhY2tlci5fdHJhY2tQYWdldmlldygpOw0KfSBjYXRjaChlcnIpIHt9PC9zY3JpcHQ+PC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29faG9tZTwvc3Ryb25nPiAtIGZhbHNlPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29faG9tZV90aHVtYl9oZWlnaHQ8L3N0cm9uZz4gLSAxMDA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19ob21lX3RodW1iX3dpZHRoPC9zdHJvbmc+IC0gMTAwPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29faW1hZ2Vfc2luZ2xlPC9zdHJvbmc+IC0gdHJ1ZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX2xvZ288L3N0cm9uZz4gLSBodHRwOi8vd3d3LnRoZWFmcm9uZXdzLmNhL3dwLWNvbnRlbnQvd29vX3VwbG9hZHMvNS1BZnJvLU5ld3MtTG9nby0tLVYyLnBuZzwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX21hbnVhbDwvc3Ryb25nPiAtIGh0dHA6Ly93d3cud29vdGhlbWVzLmNvbS9zdXBwb3J0L3RoZW1lLWRvY3VtZW50YXRpb24vZ2F6ZXR0ZS1lZGl0aW9uLzwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX290aGVyX2VudHJpZXM8L3N0cm9uZz4gLSBTZWxlY3QgYSBudW1iZXI6PC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fcmVzaXplPC9zdHJvbmc+IC0gdHJ1ZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX3Nob3J0bmFtZTwvc3Ryb25nPiAtIHdvbzwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX3Nob3dfYWRzX2JvdHRvbTwvc3Ryb25nPiAtIGZhbHNlPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fc2hvd19hZHNfdG9wPC9zdHJvbmc+IC0gZmFsc2U8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19zaG93X2Nhcm91c2VsPC9zdHJvbmc+IC0gdHJ1ZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX3Nob3dfdmlkZW88L3N0cm9uZz4gLSBmYWxzZTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX3NpbmdsZV9oZWlnaHQ8L3N0cm9uZz4gLSAxODA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb19zaW5nbGVfd2lkdGg8L3N0cm9uZz4gLSAyNTA8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb190YWJzPC9zdHJvbmc+IC0gZmFsc2U8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb190aGVtZW5hbWU8L3N0cm9uZz4gLSBHYXpldHRlPC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fdGh1bWJfaGVpZ2h0PC9zdHJvbmc+IC0gNzU8L2xpPjxsaT48c3Ryb25nPndvb190aHVtYl93aWR0aDwvc3Ryb25nPiAtIDc1PC9saT48bGk+PHN0cm9uZz53b29fdXBsb2Fkczwvc3Ryb25nPiAtIGE6Mzp7aTowO3M6NzQ6Imh0dHA6Ly93d3cudGhlYWZyb25ld3MuY2Evd3AtY29udGVudC93b29fdXBsb2Fkcy81LUFmcm8tTmV3cy1Mb2dvLS0tVjIucG5nIjtpOjE7czo3NDoiaHR0cDovL3d3dy50aGVhZnJvbmV3cy5jYS93cC1jb250ZW50L3dvb191cGxvYWRzLzQtQWZyby1OZXdzLUxvZ28tLS1WMi5wbmciO2k6MjtzOjc0OiJodHRwOi8vd3d3LnRoZWFmcm9uZXdzLmNhL3dwLWNvbnRlbnQvd29vX3VwbG9hZHMvMy1BZnJvLU5ld3MtTG9nby0tLVYyLnBuZyI7fTwvbGk+PGxpPjxzdHJvbmc+d29vX3ZpZGVvX2NhdGVnb3J5PC9zdHJvbmc+IC0gQWZyaWNhbiBOZXdzIFZpZGVvczwvbGk+PC91bD4=